Une page se tourne…

Ça y est, Gwalarn est vendu !

Après un an sur ber, il va enfin retrouver son élément samedi après-midi.

Sa nouvelle propriétaire va ensuite l’amener à Brest, puis ensuite mon cher bateau ira tremper sa quille en méditerranée.

Bon vent à lui, et à sa nouvelle propriétaire !

C’est donc véritablement la fin de ce blog, j’en écris ici le dernier article… Mais nous continuons nos aventures sur un autre blog : http://galopinavoiles.wordpress.com/

À bientôt !

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Petit bilan 6 mois plus tard

Le vent a chassé les mauvais souvenirs de la demi-transat retour, et le temps en a érodé les aspects les plus pénibles.

L’article un peu lapidaire écrit après notre arrivée était quelque peu édulcoré : on s’est pris une grande claque, et pour tout dire on s’est fait peur. Il nous fallait un peu de temps pour apaiser tout cela.

Un point très positif est qu’à aucun moment nous n’avons songé à abandonner notre projet de départ. Par contre, j’écris cet article dans un autre bateau. Nous avons en effet changé de destrier, ce qui concrétise une décision prise pour ainsi dire dès la traversée du golfe de Gascogne.

Cela répond à une évolution de notre projet : nous souhaitons en effet en profiter au maximum, et ne plus nous donner de date de retour, ni de véritables limites. Nous partons, et aviserons au gré des escales en prévoyant des arrêts plus ou moins long pour regarnir la caisse de bord. Il nous fallait donc un navire plus gros, plus confortable, et nous permettant aussi d’inviter des proches à l’occasion. Pour cela, nous avons acquis… exactement l’inverse de Gwalarn ! Au lieu d’un engin de course (Gwalarn est un quillard polyester dédié à la course-croisière) nous avons désormais un 4*4 : un dériveur intégral en acier de 11.50 m précisément conçu pour la croisière hauturière. Galopin fera prochainement l’objet d’un blog dédié.

Mais revenons à cette croisière retour. Je ne vais pas m’appesantir ni écrire un mélodrame sur les difficultés rencontrées, cette alternance de coup de vent puis de pétole. Je dirais simplement que pendant plusieurs heures, je m’attendais à ce que le mât tombe. Pendant plusieurs heures, je faisais dans ma tête le récapitulatif de ce qu’il faudrait emporter dans le cas au le pire arriverait, et qu’il faudrait abandonner Gwalarn.

Mais avec le recul (et surtout confortablement installé dans le carré un thé bien chaud à la main, tandis que le bateau tranquillement amarré à un quai stable tire gentiment sur ses amarres),  je me demande si c’était vraiment si gros que ça. Je veux dire : on a été pris à froid. Néophytes du large, on s’est retrouvé dans une vraie baston, à des jours des côtes… Et on l’a géré comme on a pu. On s’est enquillé une partie difficile de l’atlantique, et ce dernier ne nous a pas raté, mais je pense sincèrement qu’avec davantage d’expérience, on serait restés plus zen. Bien sur la mer était grosse, mais notre bateau était encore dans ses clous, et nous aussi en fait.

Voici donc ce que j’en retire : puisque ce qu’on s’est pris sans réelle expérience du large ne nous a pas dégouté, alors on peut partir tranquille. Les prochains coups de vents seront essuyés sur un bateau à déplacement lourd, et nous y serons mieux préparés psychologiquement : on sait désormais à quoi cela ressemble quand l’océan s’énerve.

À l’heure actuelle, il ne s’agit plus que de réunir les finances de départ, et on partira tranquille. Ce premier objectif devrait être atteint en juillet 2014.

Car qu’avons nous retiré de cette expérience ? Et bien de grands souvenirs, des clichés éculés et ressassés par des centaines de navigateurs mais pourtant tellement vrais lorsqu’on les vit : le large, l’horizon intact. La splendeur de la mer lorsqu’elle est grosse, la majesté de la houle. Les  dauphins par centaines. Les jours qui se confondent…

Tout cela, nous voulons le revivre. Nous repartirons pour cela, aussi.

Chronique d’une traversée difficile

Départ des Acores, une journée de près. Puis un peu de moteur… puis premier coup de vent, force sept au portant. Puis le vent retombe. Moteur…

Et le vent revient, sous la forme d’une grosse branlée : déferlantes, mer grosse, très grosse… Gwalarn prend la fuite, génois réduit à une couche Pampers. Une journée à courir devant la tourmente, en se relayant à la barre.

La branlée va durer 48 heures, dont 24 heures de fuite… Puis ça retombe à nouveau, on remet le moteur… Mais le vent nous rattrape, et nous ramassons un troisième coup de vent.

Au sixième jour, le vent retombe enfin pour de bon, dans un mer restée grosse. Nous sommes exténués et mettrons plusieurs jours à récupérer, mais les traites journalières deviennent enfin correctes, jusqu’à jeudi où le vent retombe tout à fait, nous contraignant à redémarrer le moteur… Et c’est reparti : arrivée dans le golfe de Gascogne, nous prenons le quatrième coup de vent de la traversée. Le régulateur d’allure nous lâche : une biellette à cassée, pour la seconde fois du voyage (la première, c’était dans la grosse branlée). J’avais la pièce de rechange la première fois, mais cette fois il nous faut nous en remettre au pilote électrique.

Le pilote électrique est donc en train de prendre les embruns : j’aimerais pas qu’il lâche. Mon cap n’est pas fameux, il faudrait que je serre davantage le vent (dans du force sept). Étant vent de travers, Gwalarn nous secoue énormément. C’est la quatrième branlée du voyage. Le GPS nous indique une arrivée à quatre heure du mat. Et pour couronner le tout, je commence à m’interroger : si le vent se renforce encore?

Allez, ça suffit : on abat vers Le Guilvinec, où nous arrivons à huit heures. Des amis sont venus nous attendre. Après une manœuvre scabreuse, j’immobilise enfin le bateau après 15 jours de mer.

On a réussi!

Top départ.

On se prepare tranquillement. Les pleins (jusqu’ici, on n’a consommé que 40 litres de gasoil, dont 20 litres pour la traversée vers faial. Le moteur consomme vraiment que dalle : 0.5 litres par heure !), on range le bordel innommable le leger désordre dans le bateau, et puis on s’en retourne vers la Bretagne.

Nous vous disons à dans quinze jours !

Départ reporté

Ce farceur d’anticyclone ayant décidé de prendre des vacances loin au sud, une dépression est en ce moment en train de visiter les acores. Donc en gros vent de secteur nord aujourd’hui… On va attendre demain, et partir en suivant la remontée de la dépression.

Cela nous fera une journée de plus sur place, on va pas se plaindre !

L’ascension du Pico

Le Pico est, excusez du peu, le plus haut sommet du Portugal avec 2351 mètres. Bien évidement, le gravir était indispensable pour les maso que nous sommes !

On change donc d’ile en laissant Gwalarn à Faial. Sur Pico, nous faisons du stop et un papy en camionnette nous amène quasiment au départ de l’ascension. Sympa !

Manque de bol, il fait nuageux aujourd’hui. Nous ne verrons pas grand-chose, mais le panorama par temps dégagé doit être époustouflant…

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Une petite video pour montrer l’ambiance près du sommet :

Infos pratiques :

Le Pico n’est pas à prendre à la légère. Il faut une bonne condition physique et un minimum de matos : bonne paire de pompes et bâton de marche minimum, plus des vêtements chauds et un imperméable (on est parti de Madalena en short et t-shirt, et en haut on avait cirés, pantalon, gilet… et on avait pas chaud pour autant !).

Le départ est marqué par une sorte de « maison des guides ». Il semble possible de la zapper, mais on a préféré grimper dans les normes : ils prennent l’heure de départ, l’heure estimée de retour, votre numéro de téléphone si vous tardez, bref c’est très « secure ». Prévoir dix euros par personnes, honnête vu que le parcours est balisé (c’est nécessaire…) et il y a une permanence secours… Il est également possible de prendre un guide pour la montée.

 

Le musée du scrimshaw

Au dessus du peter cafe sport, il y a un petit musée du scrimshaw. Il s’agit de gravures sur des os ou dents de cachalots, art qui remonte à l’époque de la pèche aux cétacés. Quelques photos :

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